Souris ou rat : comment savoir ce que vous avez

Publié le par Handy Poulard, technicien certifié Certibiocide

Rat brun (Rattus norvegicus) de profil en milieu urbain

La différence la plus fiable se lit dans les crottes : celles de la souris ont la taille d’un grain de riz et sont dispersées un peu partout, celles du rat sont nettement plus grosses, en forme de fuseau, et regroupées le long des murs. Le bruit aide aussi : la souris trottine finement dans les cloisons, le rat fait un bruit lourd, avec des déplacements plus lents et plus espacés.

Les indices qui ne demandent aucun matériel

Vous n’avez pas besoin de voir l’animal pour savoir à qui vous avez affaire. Les déjections sont le premier repère, et elles restent visibles longtemps. Les trous d’accès sont le second : une souris se glisse dans une ouverture de la taille d’un crayon, un rat a besoin d’un passage bien plus large et laisse souvent des traces de gras autour, laissées par son pelage sur les allées et venues répétées.

Regardez enfin où se produisent les dégâts. La souris grignote dans les placards, sur les paquets de pâtes ou de céréales, à hauteur des plans de travail. Le rat s’attaque à plus solide : gaines électriques, isolants, portes de placard, parfois du plastique dur. Dans les deux cas, ce sont des incisives qui poussent en continu et qu’il faut user.

Pourquoi la distinction change le traitement

Une souris est curieuse : elle inspecte chaque nouveauté sur son parcours et goûte de petites quantités à de nombreux endroits. La stratégie consiste donc à multiplier les points d’appâtage, rapprochés, sur ses circuits.

Le rat fait l’inverse. Néophobe, il évite pendant plusieurs jours tout objet inconnu apparu sur son territoire. Poser vingt postes ne sert à rien : il faut les placer précisément sur les coulées repérées au diagnostic, puis laisser passer le temps d’acceptation. C’est exactement ce que décrit notre article sur le déroulé d’une dératisation.

Le cas particulier des immeubles

En appartement, la question se complique : ce que vous voyez chez vous vient souvent d’ailleurs, des caves, des gaines techniques ou du local à poubelles. Traiter un seul logement pendant que la colonie prospère dans les parties communes revient à écoper. Notre article sur les nuisibles en copropriété explique qui doit prendre en charge quoi.

Ce que nous faisons de cette information

L’identification de l’espèce est la première étape du diagnostic, avant toute pose de dispositif. Elle détermine le nombre de postes, leur emplacement, le délai de contrôle et les points à colmater. La page dératisation en PACA détaille la méthode complète. Si vous hésitez sur ce que vous avez trouvé, envoyez une photo des traces : un expert Provence 3D vous répond et vous dit à quoi vous avez affaire, sans engagement.

Une souris peut-elle devenir un rat en grandissant ?

Non, ce sont deux espèces différentes. Une souris adulte reste petite et fine, avec de grandes oreilles par rapport à sa tête. Un jeune rat, souvent confondu avec une souris, a déjà des pattes et une tête massives, disproportionnées par rapport à son corps.

Combien de souris y a-t-il quand on en voit une ?

Voir une souris en journée signifie généralement que la population est déjà installée : les rongeurs sont nocturnes et se montrent quand la concurrence ou le manque de place les pousse à sortir. Le diagnostic sert justement à mesurer l’ampleur réelle, sans avancer de chiffre au hasard.

Le traitement est-il le même pour les deux ?

Non. La souris explore et goûte tout ce qui est nouveau : elle demande de nombreux points d’appâtage rapprochés. Le rat se méfie des objets inconnus sur son territoire : il faut placer moins de postes, mais aux bons endroits, et laisser le temps à la colonie de les accepter.

Faut-il boucher les trous avant ou après le traitement ?

Après. Colmater d’abord enferme les rongeurs à l’intérieur, avec le risque de mortalité dans les cloisons et les odeurs qui vont avec. On traite, on contrôle, puis on ferme les accès pour empêcher une nouvelle colonisation.

Écrit par Handy Poulard

Technicien certifié Certibiocide n° 051297

Dératisation, désinsectisation, désinfection : des interventions de terrain dans toute la région PACA. Chaque conseil vient du métier, pas d’une rédaction.

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