Se débarrasser des souris quand on a un chien ou un chat

Publié le par l’équipe Provence 3D, techniciens certifiés Certibiocide

Rongeur dans un intérieur

Avoir un chien ou un chat n’empêche pas de traiter, mais cela change la méthode : postes d’appâtage fermés et fixés, placés hors d’atteinte, et piégeage mécanique protégé partout où c’est possible. Le risque principal n’est d’ailleurs pas l’appât lui-même, c’est le rongeur empoisonné que l’animal attrape.

Dites-le avant l’intervention, pas pendant

C’est l’information la plus utile que vous puissiez donner au téléphone : quel animal, quelle taille, où il circule, où il dort, où se trouve sa gamelle. Le plan de traitement se construit autour de ces éléments. Un chat qui accède aux combles et un chien qui reste au rez-de-chaussée n’appellent pas les mêmes emplacements.

Le vrai danger : le rongeur, pas l’appât

Un appât placé dans un poste fermé, vissé au sol ou au mur, ouvrable à la clé, est hors de portée d’un animal domestique. Le risque se déplace alors ailleurs : vers le rongeur lui-même. Affaibli, il se déplace mal et sort à découvert, ce qui en fait une proie bien plus facile qu’un individu en bonne santé. Le chat ou le chien qui l’attrape ingère à son tour une partie du produit.

C’est pour cette raison qu’un traitement dans un logement avec animaux prévoit des passages de contrôle et le retrait des rongeurs trouvés, et que le choix de la molécule et du dosage compte autant que le placement. Le détail des délais et des risques figure dans mort-aux-rats : combien de temps, quels risques.

Ce qu’on privilégie quand un animal vit sur place

Le piégeage mécanique, placé dans des caissons de protection ou dans des zones réellement inaccessibles : derrière un appareil encastré, dans un vide technique, sous un meuble fermé. Le colmatage des accès, qui ne présente aucun risque et règle une bonne partie du problème sur la durée. Et la suppression des ressources : croquettes laissées à disposition la nuit, sacs de nourriture ouverts, litière de graines, qui nourrissent les rongeurs autant que votre animal.

Les pièges à glu sont à écarter : ils sont non sélectifs, cruels, et un animal domestique peut s’y prendre les pattes ou le pelage.

Non, le chat ne remplace pas un traitement

Un chat chasseur prélève quelques individus et sa présence dissuade modérément. Il n’atteint jamais les nids situés dans les cloisons, les combles ou les sous-sols, et il ne ferme aucun point d’entrée. Une population qui se reproduit se reconstitue plus vite qu’il ne prélève. Compter sur lui, c’est laisser l’infestation s’installer.

Pendant et après l’intervention

L’animal est éloigné de la zone pendant la pose, le temps indiqué par le technicien. Les emplacements traités vous sont montrés et notés, de façon que vous sachiez exactement où ne pas le laisser aller. En cas d’ingestion, réelle ou seulement suspectée, appelez un vétérinaire avec l’emballage sous les yeux, sans attendre de symptôme.

Pour la marche à suivre générale, voir comment se passe une dératisation et comment attraper une souris. La page dératisation détaille la méthode complète.

Peut-on traiter les rongeurs avec un animal à la maison ?

Oui, et cela se dit dès le premier appel. Le protocole change : appâts uniquement en postes fermés et fixés, placés dans des zones inaccessibles à l’animal, et priorité donnée au piégeage mécanique protégé partout où c’est possible. Ce qui ne se fait jamais, c’est déposer des granulés en vrac dans un logement où vit un chien ou un chat.

Mon chat peut-il s’empoisonner en attrapant un rongeur traité ?

C’est le risque le plus sous-estimé. Un rongeur affaibli par un anticoagulant se déplace mal et devient une proie facile : il est donc capturé plus souvent qu’un individu sain. Le prédateur ingère alors le produit à son tour. C’est ce qu’on appelle l’intoxication secondaire.

Un chat suffit-il à régler une infestation ?

Non. Un bon chasseur prélève quelques individus et sa seule présence dissuade un peu, mais il n’atteint jamais les nids dans les cloisons ni les sous-sols, et il ne ferme aucun point d’entrée. Une population qui se reproduit se reconstitue plus vite qu’un chat ne prélève.

Que faire si mon animal a avalé un appât ?

Contactez immédiatement un vétérinaire, avec l’emballage du produit : la molécule change la conduite à tenir. Un antidote existe pour les anticoagulants, et il est d’autant plus efficace qu’il est donné tôt. N’attendez surtout pas l’apparition de symptômes, ils sont différés de plusieurs jours.

Écrit par L’équipe Provence 3D

Techniciens certifiés Certibiocide n° 051297

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