Comment reconnaître un cafard (et ce qui n’en est pas un)
Publié le par l’équipe Provence 3D, techniciens certifiés Certibiocide

Un cafard se reconnaît à quatre signes réunis : corps ovale très aplati, longues antennes fines, six pattes épineuses, et une fuite fulgurante vers l’ombre dès qu’on allume la lumière. Blatte, cafard et cancrelat désignent le même insecte : ce qui compte, c’est l’espèce, parce qu’elle décide de la méthode de traitement.
Les quatre signes qui ne trompent pas
Le corps d’abord : ovale, plat, comme conçu pour se glisser dans une fente de quelques millimètres. Les antennes ensuite : fines, mobiles, au moins aussi longues que le corps, souvent davantage. Les pattes enfin : longues, couvertes de petites épines, faites pour courir. Et surtout le comportement : une blatte détale vers le noir en une fraction de seconde. Un insecte qui reste immobile en pleine lumière n’en est presque jamais une.
À l’arrière du corps, deux petits appendices, les cerques, complètent l’identification. Ce sont des capteurs de vibrations : c’est grâce à eux que l’insecte part avant même que votre main soit arrivée.
Les trois espèces qu’on rencontre
La blatte germanique mesure un centimètre et demi environ, brun clair, avec deux bandes sombres parallèles sur le pronotum, la plaque qui couvre le thorax. C’est de loin la plus fréquente en appartement, celle qui s’installe près de la chaleur et de l’eau, derrière un réfrigérateur ou sous un évier. C’est aussi la plus difficile à éliminer, parce qu’elle se reproduit vite et se cache dans des interstices minuscules.
La blatte orientale est plus grande, brun très foncé, presque noire et luisante. On la trouve dans les caves, les vides sanitaires et les locaux techniques, souvent liée à l’humidité. La blatte américaine, la plus grande des trois, brun-roux, fréquente les réseaux et les sous-sols chauds, et peut planer.
Ce qu’on prend pour un cafard, à tort
La confusion la plus courante est la blatte des jardins : elle entre par une fenêtre à la belle saison, reste visible en journée, ne se reproduit pas à l’intérieur et disparaît seule. Aucun traitement n’est nécessaire. Viennent ensuite les grillons, plus bombés et sauteurs, les dermestes, petits et ronds, et divers coléoptères sombres. Le critère décisif reste l’observation nocturne : allumez la cuisine en pleine nuit, et regardez ce qui bouge.
Un doute ? Ne restez pas dessus
L’espèce décide du traitement, et se tromper d’espèce, c’est perdre des semaines. Vous pouvez envoyer une photo : un expert Provence 3D identifie l’insecte et vous dit quoi faire. Pour comprendre d’où ils viennent, lisez ce qui attire les cafards, et pour savoir à quoi ressemblent les œufs, œufs et nid de cafard. La page désinsectisation cafards et blattes présente la méthode complète.
À quoi reconnaît-on un cafard à coup sûr ?
À quatre signes réunis : un corps ovale et très aplati, deux antennes fines aussi longues que le corps ou davantage, six pattes hérissées de petites épines, et une fuite immédiate vers l’ombre dès qu’on allume. Un insecte lent qui reste en pleine lumière n’est presque jamais une blatte.
Cafard, blatte et cancrelat : quelle différence ?
Aucune. Ce sont trois mots pour le même insecte. « Blatte » est le terme utilisé en entomologie, « cafard » le mot courant, « cancrelat » un synonyme plus ancien. Ce qui change vraiment, c’est l’espèce : germanique, orientale ou américaine.
Quelle espèce ai-je chez moi ?
La germanique mesure environ un centimètre et demi, brun clair, avec deux bandes sombres parallèles sur le dessus du thorax : c’est la plus fréquente en appartement et la plus difficile à éliminer. L’orientale est plus grande, brun très foncé et luisante, souvent en sous-sol. L’américaine est la plus grande, brun-roux, et capable de planer.
Quel insecte confond-on le plus souvent avec un cafard ?
La blatte des jardins, qui entre par une fenêtre en été, ne se reproduit pas à l’intérieur et repart d’elle-même. Viennent ensuite les grillons, les dermestes et certains coléoptères sombres. La distinction se joue sur les antennes, la vitesse et la présence, ou non, d’autres individus la nuit.
Écrit par L’équipe Provence 3D
Techniciens certifiés Certibiocide n° 051297
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