Pigeons sur un bâtiment : ce que dit la loi
ConseilsPublié le par l’équipe Provence 3D, techniciens certifiés Certibiocide

Le pigeon des villes n’est pas un nuisible qu’on élimine : c’est un oiseau sauvage, et sa destruction est interdite. Tout ce qui est autorisé consiste à l’empêcher de se poser et de nicher. C’est aussi, en pratique, la seule chose qui règle durablement le problème.
Peut-on se débarrasser des pigeons en les tuant ?
Non, et c’est la première chose à savoir avant de demander un devis. Les oiseaux sauvages bénéficient d’une protection, et leur destruction comme celle de leurs nids sort du cadre d’une intervention ordinaire. Empoisonner est à la fois illégal et dangereux pour les autres animaux et pour les enfants.
Une entreprise qui propose de les tuer vous expose. La bonne question à poser n’est donc pas « comment les supprimer » mais « comment leur retirer les surfaces d’appui », ce qui est exactement le métier du dépigeonnage.
Ce qui est autorisé et ce qui fonctionne
Les dispositifs mécaniques, qui occupent l’espace sans blesser l’animal. Pics posés sur les corniches et les rebords, filets tendus sous un auvent ou une charpente, câbles fins sur les faîtages, obturation des entrées de combles et des ouvertures de ventilation.
Le choix dépend de la surface : un rebord étroit se traite au pic, un volume ouvert se ferme au filet, une corniche large demande un autre appareillage. Un dispositif mal dimensionné laisse un espace libre, et les oiseaux se reportent simplement à côté, ce qui donne l’impression que rien n’a marché.
Quant aux effaroucheurs visuels, ballons à yeux et silhouettes de rapaces, leur effet s’épuise : l’oiseau apprend vite qu’il ne se passe rien. Ils peuvent accompagner une installation, ils ne la remplacent pas.
Pourquoi une colonie s’installe et ne repart pas ?
Parce qu’elle trouve trois choses au même endroit : un appui plat pour se poser, un abri pour nicher, et de la nourriture régulière. Retirer un seul de ces trois éléments déplace le problème ; les retirer ensemble le règle.
Le nourrissage est le point le plus souvent négligé, et c’est celui qui fait échouer les autres. Tant qu’une personne nourrit dans la cour ou sur le parking, la colonie reste sur place et cherche un nouvel appui. La plupart des communes l’interdisent par arrêté : c’est un sujet à porter en assemblée autant qu’un sujet technique.
Qui décide et qui paie, en copropriété comme en entreprise ?
En copropriété, une façade, une toiture ou une corniche sont des parties communes : la décision et la dépense passent par le syndic et l’assemblée. Un balcon privatif relève du propriétaire du lot, ce qui crée des situations mixtes où les deux niveaux doivent agir ensemble.
Pour une entreprise, l’enjeu est ailleurs : les fientes dégradent les supports, rendent les circulations glissantes et posent un problème immédiat sur un site alimentaire ou de santé. Ce point rejoint les obligations décrites sur nos pages professionnels, et le partage des responsabilités est détaillé dans l’article sur les nuisibles en copropriété. Le déroulement d’une intervention est décrit dans dépigeonnage : quand et comment.
A-t-on le droit de tuer des pigeons ?
Non. Les oiseaux sauvages sont protégés, et il est interdit de les détruire, de les empoisonner ou de détruire leurs nids en dehors des cas et des autorisations prévus par la réglementation. Une entreprise sérieuse ne vous proposera jamais de les tuer.
Que peut-on faire alors ?
Empêcher le posé et l’installation : pics, filets, câbles tendus, obturation des accès aux combles et aux ouvertures. Le principe est d’occuper mécaniquement les surfaces d’appui, sans blesser l’oiseau, qui va se poser ailleurs.
Le nourrissage est-il interdit ?
Il est très souvent interdit par arrêté municipal, avec une amende à la clé, parce qu’il concentre les oiseaux et entretient la colonie. Cette interdiction relève de la commune : renseignez-vous en mairie pour connaître la règle qui s’applique chez vous.
Qui paie dans une copropriété ?
Une façade, une toiture ou une corniche relèvent des parties communes : la décision et la dépense passent par le syndic et l’assemblée. Un balcon privatif relève en revanche du propriétaire du lot.
Écrit par L’équipe Provence 3D
Techniciens certifiés Certibiocide n° 051297
Dératisation, désinsectisation, désinfection : des interventions de terrain dans toute la région PACA. Chaque conseil vient du métier, pas d’une rédaction.
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